mardi 9 février 2016

De délicieuses gaufres...

"Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir." (M. Proust, Du côté de chez Swann)

Par chez moi, au Carnaval, on prépare des crêpes et des gaufres pour restaurer ses invités... J'aime bien les traditions, les petites habitudes rituelles qui goûtent aussi bon que la madeleine de Proust. 



J'ai donc adopté l'habitude de mon village et j'espère que mes enfants garderont quelques réminiscences de ces moments chaleureux autour des petites douceurs faites maison.

Mais le défi était de taille vu que mes petits loups ne supportent pas bien les produits laitiers et que leur maman (c'est-à-dire moi!) ne mange à nouveau plus de blé... Pfff ! J'ai cru que je n'y arriverais jamais... Mais si ! 

Voici la recette de DÉLICIEUSES gaufres sans gluten et sans lait ! 

J'ai mis des oeufs mais j'avoue ne pas avoir de scrupules vu qu'ils viennent de mes petites poules, bien traitées et semi-libres (elles passent toujours l'après-midi en totale liberté dans le jardin et le champ de derrière et regagnent le bercail le soir venu).





Pour une dizaine de petites gaufres :

130 gr. de farine de riz
30 gr. de farine de châtaigne
50 gr. de poudre d'amandes
80 gr. de sucre muscovado
1/2 sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel
2 pincées de cannelle
1/2 sachet de levure sèche
100 ml. de lait de riz
100 ml d'huile d'olive
2 oeufs

Mélangez les farines, le sel, la cannelle, la levure, les sucres et la poudre d'amandes. Ajoutez le lait de riz, mélangez, l'huile, mélangez, les oeufs, mélangez. Lorsque la pâte est bien homogène, laissez reposer 1/2 heure. Faites ensuite cuire la pâte dans un gaufrier et régalez-vous ! Chaude ou froide, elle valent le détour !



Bon carnaval !

samedi 23 janvier 2016

Blanche au Pays de Galles... ou presque !

Bonjour !


Voici un projet longtemps resté en gestation ! Je l'ai commencé avant de coudre les manteaux d'hiver de mes deux bambines mais, l'hiver approchant, j'ai préféré le mettre en pause pour protéger mes filles du froid ( une mère pas trop indigne, donc).

Cette petite veste m'a longtemps fait rêver mais je ne me sentais pas capable de la coudre (trois petites maisons dans le Maison Victor, non mais t'imagines?!). Mais j'aime les défis et, surtout, il me FALLAIT cette petite veste. D'autant que j'avais trouvé un super tissu en laine et une super doublure en coton sur tissus.net, que je voyais parfaitement s'associer dans ce merveilleux petit modèle.



Alors, voilà, je me suis lançée... Heureusement que les explications de la MV sont claires parce que j'ai failli me perdre dans toutes ces pièces de tissu ! Je ne m'étais jamais attaquée à un modèle assemblant tant de morceaux (mais, bon, je débute, hein !).

Je dois mon plus grand émerveillement au résultat des poches passepoilées. Ca donnait un truc du genre : "C'est comme ça qu'il faut faire? Vous êtes sûrs? Où m'emmenez-vous, là? ... Oh, oui, ça marche ! Oh, trop fort ! J'ai réussi ! Waw !"



Par contre, j'ai bien foiré en coupant le modèle en 40. Je m'étais dit que comme je réalisais une version hiver, je pouvais la couper une taille plus grande pour mettre un pull épais en dessous... Oui mais non, il n'y a rien à faire... Trop grand, c'est trop grand ! J'ai dû reprendre la veste par ci par là et mon mari a eu droit à la danse de la victoire quand j'ai vu que pour finir elle allait super bien tomber.

J'ai commencé l'assemblage avec ma petite Singer Tradition puis les examens à corriger m'ont forcée à tout mettre en pause. Et bien je n'aime pas cela, tout mettre en pause pendant plusieurs semaines. Je trouve qu'il faut alors plus de courage pour se replonger dans le projet. Vous connaissez cela aussi?

Comme j'avais senti les faiblesses de ma petite MAC dans la réalisation des manteaux des filles, je lorgnais depuis un moment sur les machines plus performantes. Les soldes m'ont permis de réaliser mon rêve et j'ai terminé Blanche sur une merveilleuse machine : la Janome Skyline S3.

Désolée pour le désordre en bas à gauche. Oui, oui, nous avons déjà pensé ouvrir un magasin de jouets.



Bon, sur cette photo, j'ai l'air d'une girafe mais, rassurez-vous, en réalité j'ai un cou normal !




Portée à peine deux jours, cette demoiselle a déjà reçu de nombreux compliments. Adoptée !






mardi 15 décembre 2015

Tajine potagère au citron

Encore un plat unique !

Et oui, j'adore cela ! Le mélange des saveurs, les épices qui imprègnent légumes, légumineuses et féculents, voilà qui ravit mes papilles.

Et puis, quelle facilité quand on reçoit du monde. Un plat mijoté que l'on réchauffe rapidement au moment de passer à table, quel confort ! Néanmoins, quand je regarde la photo, je me dis qu'il est temps que je propose un autre type de recettes car, à l'oeil, il ressemble à d'autres plats déjà présentés sur le blog... Ne vous inquiétez pas, il est bel et bien différent !

Ce plat est inspiré des recettes de tajine. J'ai décidé de le réaliser avec une majorité de légumes que l'on peut récolter dans son jardin (par chez moi du moins). À vrai dire, seul le citron fait exception (sauf si vous possédez un citronnier dans votre serre ou votre orangerie ! Ce n'est pas mon cas...).

La clé de cette recette tient dans le nombre d'échalottes, l'utilisation de ras-el-hanout (un mélange d'épices, généralement utilisé pour parfumer le couscous) et le citron. Dans mon esprit, une tajine doit être un peu sucrée-salée, d'où l'importance du citron, mais je ne sais pas si c'est une réelle condition sine qua non. En tout cas, le citron me convient car il apporte une note douce et fruitée sans trop sucrer le plat comme le ferait du raisin sec, par exemple.



Dans ma version de tajine potagère, vous trouvez :

- 8 à 10 échalottes ;
- 3 gousses d'ail ;
- un bon morceau de gingembre frais (0,5 cm d'épaisseur sur 2cm de diamètre, environ) ;
- 3 carottes ;
- 1 panais ;
- 1 persil racine ou tubéreux ;
- 1 fenouil ;
- 6 ou 7 pommes de terre ;
- 300-400gr de pois chiches (trempés une nuit dans l'eau ou en boîte si vous n'avez pas pu prévoir le coup) ;
- 3 c à c de ras-el-hanout ;
- 2 c à c de cumin ;
- 1 litre de bouillon de légumes ;
- 2 citrons ;
- 2 grosses poignées de persil plat.

Voilà qui devrait nourrir 4 à 6 convives.

Comment s'y prendre?

Commencez par faire cuire les pois chiches dans le bouillon de légumes (20 min s'il s'agit de pois chiches en boîte, 1h s'il s'agit de pois chiches frais trempés la veille).

Faites revenir échalottes coupées en quatre, ail et gingembre dans de l'huile d'olive. Lorsque les échalottes commencent à devenir transparentes, ajoutez les carottes et le panais coupés en rondelles, le persil tubéreux coupé en petits cubes (pour que vous puissiez aisément le distinguer du panais une fois cuit), la courgette coupée en cubes et le fenouil émincé. Couvrez.

Après deux minutes, ajoutez le ras-el-hanout et le cumin. Mélangez. Couvrez à nouveau. Mélangez fréquemment. Ajoutez un peu d'eau si nécessaire.

Pelez et lavez les pommes de terre, coupez-les en morceaux. Ajoutez-les aux légumes. Ajoutez les pois chiches et le bouillon au mélange. Veillez à ce que le liquide couvre tout juste les légumes. Mélangez et laissez mijoter le tout jusqu'à ce que les pommes de terre soient cuites.

Ajoutez à ce moment le zeste des deux citrons ainsi que le jus de l'un d'eux (ou d'un demi si vous ne raffolez pas des goûts citronnés). Laissez encore sur le feu cinq minutes.

Servez en saupoudrant l'assiette de persil plat haché. Selon les envies, vous pouvez aussi incorporer un oléagineux broyé. L'association légumes-féculent-légumineuse-oléagineux vous apporte tous les nutriments dont vous avez besoin en vous passant de produits animaux. J'ai ajouté de l'amande mais des noisettes ou des noix de cajou pourraient aussi se marier à la saveur de ce plat.

Délicieux !





lundi 30 novembre 2015

Petite jupe d'hiver

Voici une jupe que j'ai cousue il y a quelques semaines déjà. J'attendais l'hiver pour la porter étant donné que je l'ai réalisée en gros velours.  C'est la première jupe que je couds et je suis quand même contente du résultat.

La prochaine fois, je la rallongerai un petit peu. C'est un modèle que j'aime beaucoup mais elle est un peu courte pour être portée avec des bas nylon... Au vu du métier que je pratique, je ne peux pas me permettre les jupes mini mini... Pour cette version, ce sera donc jupe-leggings.

Le patron est celui de la jupe Trixy du magazine La Maison Victor mai-juin 2015. Les explications sont limpides et le modèle facile à réaliser et agréable à coudre. Tout cela pour un résultat qui vaut vraiment la peine.

Cette jupette sera portée, c'est sûr !